mardi 28 février 2012

Camille aime pas danser / Marie-Sophie Vermot. - T. Magnier, 2011

Depuis le divorce de ses parents, Camille vit au bout d’une île loin de tout, avec sa sœur Anastasia et leur mère.
Anastasia est l’aînée et la préférée de la famille. Elle est belle, coquette, intelligente, sociable …
Camille se réfugie dans ses dessins de mode, se replie sur elle-même, ne voit pas l’intérêt de sortir en bandes de copines.
Les deux jeunes filles sont très complices avec leur tante, et au cours d’une après-midi de shopping, Anastasia doit avouer qu’elle n’a pas maîtrisé une situation amoureuse, la seule qu’elle ait eu : elle est enceinte et n’a que 15 ans.
A l’annonce de cette nouvelle, sa mère démissionne complètement et c’est sa tante et sa grand-mère qui vont accompagner la jeune fille dans une démarche décisive pour son avenir. Anastasia coupe tous les ponts avec ses copines, va habiter chez son père et sa nouvelle compagne, change d’établissement scolaire.
Un roman qui est très agréable à lire, c’est Camille qui nous fait le récit de ces aventures en nous livrant au passage son ressenti.
Il est rare d’avoir un ouvrage, dans la littérature de jeunesse, qui aborde le sujet de la grossesse chez l’adolescente aussi délicatement et pudiquement.
Danièle, Espace jeunesse

Le faire ou mourir / Claire-Lise Marguier. - Rouergue, 2011

Un texte poignant avec une narration à fleur de peau….
Damien est un garçon trop sensible, rejeté par ses copains de classe et incompris de ses parents ; il souffre d’une éducation très rigide.
Dès l’arrivée dans son collège, il se retrouve sous la protection de Samy, garçon lumineux, leader d’une bande de jeunes gothiques. Contrairement à Damien, Samy vit dans l’amour d’une famille très compréhensive, très attentionnée.

Les mots "scarification",  "homosexualité" ne vont pas permettre de faire le tour de ce  court roman  qui ne nous épargne rien. La justesse d’écriture et surtout, la puissance d’émotion m’ont coupé le souffle. Une narration "à fleur de peau", comme les deux adolescents de l’histoire ; la fin est surprenante.
Un roman globalement très appréciée à la "Commission sorcières  Aquitaine" (commission qui attribue un prix en littérature jeunesse).
Céline, Espace jeunesse

mercredi 1 février 2012

LE TOP 5, - Documentaires adulte


1.Architectes : 30 ans de créations / Ruth Peltason, Grace Ong-Yan. - Paris : La Martinière Styles, 2011.
2.Art food : l'histoire de l'art en cuisine / Valérie Abécassis, Nathalie Mandel. - Paris : La Martinière Atelier Saveurs, 2011 
3.Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie / Jared Diamond. - Paris : Gallimard, 2006 
4.Tous philosophes :les grandes idées tout simplement / sous la direction de Pierre-Olivier Bonfillon. - Gennevilliers (Hauts-de-Seine) : Prisma presse, 2011. 
5.Voyages aux sources de la mode éthique / Lionel Astruc. - Paris : Ulmer, 2009.

When I rise / KM Williams (Reverend). - Dialtone Records, 2011

Un excellent album de blues avec parfois des chœurs gospel très bien critiqué dans la revue “Soul bag” que je ne saurais trop conseiller aux amateurs de blues
Muriel, Espace Musique

Humaine / Rebecca Maizel. - Albin Michel-Jeunesse, 2011

« Je te libère...
Je te libère, Lenah Beaudonte.
Garde espoir et sois libre...
Ce sont les derniers mots dont je me souviens. Avant eux, j'étais la vampire la plus belle et la plus cruelle de tous les temps.
Maintenant, je suis une jeune fille de seize ans, je veux sentir le soleil sur ma peau et ce que c'est qu'être amoureuse. 
Je veux savoir ce que ça fait de redevenir humaine. »
On pourrait reprocher à ce roman de surfer sur la vague vampirique …
Toutefois, l’originalité de ce roman écrit par Rebecca Maizel, jeune auteure américaine, est de centrer tout sur un personnage, Lenah, qui, du statut de reine vampire de 592 ans, aussi cruelle qu’une Lucrèce Borgia,  passe, après un rituel, au rang de jeune étudiante anglaise de 16 ans un brin glaciale mais beaucoup plus à l’écoute de son prochain, du moins à la fin ... 
En alternant les flashbacks, Rebecca Maizel nous invite à percer les mystères de notre héroïne, nous fait passé de l’autre côté du miroir et apporte un éclairage nouveau au mythe de vampire.
Vivement la suite …
Chrystelle, Espace jeunesse

mercredi 21 décembre 2011

Room / Emma Donoghue ; Virginie Buhl. - Stock, 2011

Drôle, captivant, tendre, évitant le mélo ou le sordide, ce roman se dévore et nous entraîne,   par sa forme littéraire originale, dans le monde de ce petit garçon de 5 ans, élevé par sa mère dans un espace clos, "madame Chambre", où ils sont séquestrés, puis leur (ré)adaptation un peu difficile au "Dehors"; un monde que l'on n'a pas envie de quitter, ressentant, malgré le réalisme cruel d'un psychopate, la protection de cette maman, un livre déroutant dans les premières pages mais dont on ferme difficilement la dernière page.
Sylvie, Lectrice

Le tigre blanc / Aravind Adiga. - 10-18, 2010

A travers une correspondance durant 7 nuits, le personnage principal, Belram Halwaï s'adresse au premier ministre chinois en visite en Inde, pour lui raconter sa vie et dénoncer tous les maux de l'Inde.
On partira d'une des régions les plus pauvres, dont Belram est originaire. On verra qu'il sera retiré de l'école pour aller travailler, alors même qu'il était remarqué pour sa grande intelligence et surnommé "le tigre  blanc" car qualifié de personne rare.
Il parviendra à devenir chauffeur et à partir à Delhi avec son maître. Là, il prendra conscience de son asservissement et de celui de ses semblables et de la difficulté de sortir de "cette cage à poules" qui symbolise leur état d'esclavage.
Belram décidera d'échapper à cette fatalité et raconte comment il s'en sortira et deviendra entrepreneur.
Ce roman qui se lit comme un thriller, peut être qualifié de roman noir. C'est aussi une  chronique sociale qui dénonce la corruption et la violence, met en exergue les deux Indes : celle de la lumière et celle des ténèbres, qui se meurt au service de la première.
Grâce au choix épistolaire, l'auteur nous fait partager l'intimité de son héros; nous rentrons dans la confidence, devenons complice de sa révolte et suivons avec bonheur ce destin absolument passionnant !
Aravind Adiga, dont "Le tigre blanc" est le premier roman, est né en 1974 à Madras. Après avoir passé son enfance en Inde puis en Australie, il part aux Etats Unis étudier la littérature à Columbia, puis à Oxford. 
Il deviendra, par la suite, journaliste. Il a été primé, grâce à ce roman, du Man Booker Prize en 2008.
Brigitte, Lectrice "Atelier du Lire à l’écrire"